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Le syndrome du bâtiment malsain: ce n’est pas juste dans votre tête

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| 2019 Juin 25 |
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Le syndrome du bâtiment malsain: ce n’est pas juste dans votre tête

Etudiant: Aya Al-Hajaj
Université: McGil
Initialement publié en anglais

La plupart des gens passent la majeure partie de leur temps à la maison ou sur leur lieu de travail. Il est donc important que ces deux environnements soient les plus sécuritaires et sains possibles, afin que d’être en bonne santé tout en étant plus productif. En plus des problèmes de stress et/ou psychologiques, il est possible de tomber malade, que ce soit à la maison ou au bureau. Une partie des ces symptômes peut être attribuée au bâtiment dans lequel cet inconfort se fait ressentir. Si vous avez déjà fait face à des sensations de malaise, qui s’intensifient lorsque vous prolongez votre séjour dans un bâtiment spécifique, il y a de fortes chances que vous soyez victime du tristement célèbre syndrome du bâtiment malsain (SBM). Dans cet article, nous allons expliquer ce qui provoque ce syndrome, en abordant ensemble ses symptômes, ses effets, ses causes, ainsi que les solutions qui existent.

Qu’est-ce que le syndrome du bâtiment malsain? D’après une étude, Indoor Facts n°4, menée par l’agence de protection environnementale des Etats-Unis d’Amérique, le terme “syndrome du bâtiment malsain” fait référence à une situation lors de laquelle les occupants d’un bâtiment font face à des problèmes de santé liés au temps qu’ils passent dans l’édifice, sans qu’ils ne souffrent de pathologie spécifique. Cet inconfort peut se ressentir dans une seule pièce, ou bien concerner l’ensemble du bâtiment. La liste des symptômes liés au syndrome du bâtiment malsain inclut,notamment, des nausées, maux de têtes, yeux et nez coulants, irritations de la gorge et du nez, sensibilité aux odeurs, vertiges, toux, éternuements et difficultés à se concentrer.

Par ailleurs, le SBM provient essentiellement d’une mauvaise qualité de l’air intérieur (QAI), qui est généralement le résultat d’un mauvais système de chauffage et/ou de ventilation; associé parfois à une contamination (par exemple à la moisissure). Un mauvais système de chauffage, par exemple, peut rendre une maison trop chaude ou trop froide, alors qu’un mauvais système de ventilation peut provoquer une augmentation des niveaux de dioxyde de carbone, associée à une baisse des niveaux d’oxygène dans les pièces d’un bâtiment. Par ailleurs, concernant la pollution de l’air, les différents contaminant peuvent être classés dans la liste des contaminants chimiques intérieurs ou extérieurs, ainsi que dans la liste des contaminants biologiques. De nombreuses sources de contaminations sont très communes en intérieur. On peut ainsi penser à la fumée de cigarette. Cependant, lorsque de nombreuses personnes sont présentes sur le long terme dans un espace confiné, la contamination peut provenir “tout simplement” d’une production excessive de dioxyde de carbone par les organismes en présence. On peut aussi ajouter à la liste des contaminations de l’air celles causées par les matériaux de construction et les poussières en tous genres qu’ils génèrent, ou encore la fibre de verre, ainsi que ceux gérés par des composés organiques volatiles (COV) toxiques émis par les pesticides et produits d’entretien. On peut, enfin, mentionner l’effet des gaz émis par certaines peintures et tapis.

Pour ce qui est des contaminants chimiques extérieurs, les contaminants biologiques et microbiens affectent négativement la qualité de l’air intérieur. Les moisissures, bactéries et autres champignons, par exemple, se développent à merveille lorsque des niveaux d’humidité trop élevés et/ou des températures mal adaptées apparaissent dans un bâtiment, ce qui crée alors un environnement intérieur particulièrement malsain. La contamination de l’air intérieur peut aussi provenir des acariens, des parasites qui peuvent provoquer de l’asthme et des réactions allergiques.

Pour contrer tous ces symptômes, se contenter de prendre des pilules anti-allergiques (comme par exemple du Benadryl) ne suffira pas. Des mesures plus drastiques sont en effet nécessaires pour que votre environnement intérieur devienne plus sain, par exemple:

  • éliminer la source des polluants
  • améliorer la ventilation
  • contrôler l’humidité
  • nettoyer les coduits de ventilation et d’aération

La première étape, cruciale, va consister à éliminer la source du polluant. Le but est d’éliminer le contaminant, qu’il soit microbien ou chimique, qui a déclenché cette mauvaise qualité de l’air. Par exemple, de nombreuses compagnies certifiées, comme Mold Busters, proposent des services d’élimination de la moisissure, qui vont vous permettre de vous débarrasser de tous les champignons et bactéries, en traitant la source de la prolifération plutôt que de se contenter de simplement nettoyer ses taches visibles. Cependant, si le polluant provient d’un matériau ou d’un objet spécifique, par exemple de la fibre de verre, un meuble, un tapis, ou bien une peinture spécifique qui émet des gaz nocifs, il est alors recommandé de se débarrasser de l’objet en question pour le remplacer.

Abordons maintenant l’autre solution réalisable: l’amélioration de la ventilation. Elle peut provenir d’une ouverture des fenêtre, de l’installation d’un système de micro ventilation sur les fenêtres qui permettra de faire rentrer dans le bâtiment de l’air frais. On peut aussi envisager d’installer des systèmes de contrôle de l’humidité dans les systèmes de ventilation et de climatisation.

Par ailleurs, comme nous le mentionnions plus tôt dans cet article, l’humidité encourage très fortement la croissance d’agents microbiens comme la moisissure et les bactéries. Contrôler cette humidité est donc essentiel pour s’assurer de maintenir une bonne qualité d’air intérieur. Son contrôle passe par la mise en place d’actions spécifiques, notamment empêcher l’intrusion d’eau dans le bâtiment, particulièrement dans le sous-sol. Pour cela, accordez une attention particulière aux écoulements des eaux, vérifiez toutes les canalisations, nettoyez-les et remplacez celles en moins bon état, afin de réduire les risques de fuites, particulièrement dans les salles de bain et les cuisines.

La dernière solution que nous allons voir dans cet article concerne le nettoyage des conduits d’aération et de ventilation. Ces conduites, en effet, permettent à l’air chaud ou l’air froid de parcourir le bâtiment. Il est donc important de faire appel à un service professionnel de nettoyage, qui pourra se charger d’éliminer efficacement l’huile, la poussière, les saletés, la moisissure, les insectes morts, etc. bref, tous les contaminants potentiels.

Pour conclure, comme nous avons pu le voir, il est important de faire inspecter tous les bâtiments, y compris s’ils sont neufs. En effet, il est important, avant d’occuper un bâtiment, de s’assurer que la qualité de l’air y est optimale. De nombreux polluants et autres agents chimiques peuvent en effet y être présents, en raison des matériaux de construction utilisés. Comme nous avons pu le voir plus haut, votre santé peut être gravement affectée par une mauvaise qualité de l’air. Une fois que vous êtes sûr que le bâtiment que vous allez occuper est sécuritaire, il vous sera important de le maintenir sain. Nettoyez ou faites nettoyer cet environnement régulièrement, assurez-vous du bon fonctionnement de la ventilation, laissez la lumière du jour y pénétrer, et faites inspecter la qualité de l’air fréquemment pour vous assurer de ne jamais avoir affaire au syndrome du bâtiment malsain.

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