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Et si vous étiez victime du syndrome du bâtiment malsain (SBM)?

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| 2019 Juil 17 |
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Et si vous étiez victime du syndrome du bâtiment malsain (SBM)?

Etudiant: Farigol Hakem Zadeh
Université: Université de Toronto

D’après des études récentes, les canadiens passent près de 90% de leur temps à l’intérieur de bâtiments [1]. Sur la base de ces résultats, il est donc possible d’en déduire que la biologie d’un bâtiment va affecter la physiologie de ses occupants [2]. Le syndrome du bâtiment malsain (SBM) est un terme couramment utilisé pour parler de plusieurs symptômes de santé observés chez les occupants de bâtiments, des symptômes qui sont spécifiquement liés au temps passé dans cette construction [3-5]. De ce fait, ces patients ressentent souvent une amélioration de leur condition rapidement après avoir quitté le bâtiment. Comment donc savoir si l’on souffre de ce syndrome?

Il existe plusieurs symptômes qui sont liés au SBM, ils incluent:

  • Des difficultés à respirer (congestions nasales, toux, états grippaux, gorge sèche, asthme, perte d’odorat et de goût, etc.)
  • Des irritations curantées
  • Des irritations oculaires
  • Des complications neurotoxiques (maux de tête, nausées, fièvres, crampes musculaires, léthargie, fatigue générale), [6-11]

Tous ces symptômes peuvent réduire la productivité d’un patient atteint lorsqu’ils sont ressentis sur le lieu de travail, du fait d’affections comme des difficultés à se concentrer, des pertes de mémoires, etc. De plus, l’âge et le système immunitaire de chacune des personnes touchées peut influencer la sévérité des symptômes [12].

Ainsi, ces symptômes peuvent exacerber des conditions médicales pré-existantes. Par exemple, un individu atteint de troubles cardiovasculaire peut ressentir des palpitations cardiaques, et voire même des oedèmes s’il vient à être victime du SBM [3]. Vivre dans un bâtiment malsain peut aussi provoquer des complications lors d’une grossesse, jusqu’à augmenter le risque de fausses couches [3]. Il existe plusieurs maladies spécifiques (comme l’alvéolite, la bronchite, le syndrome toxique dû aux poussières organiques, l’asthme, la fièvre des foins, la fièvre Pontiac, la légionellose et même le cancer du poumon) qui peuvent d’ailleurs être attribuées à des contaminations aux microorganismes liées aux bâtiments malsains [13,14].

Cependant ces symptômes sont aussi connus pour être courants dans le cas de nombreuses autres maladies [5,15]. De ce fait, le diagnostic du syndrome est compliqué, et va exiger de procéder à un diagnostic par élimination. Ce processus sera aussi basé sur la durée du syndrome et son évolution. Comme nous le mentionnions plus haut, le SBM est lié au temps passé dans un bâtiment. Bien que ce syndrome puisse être diagnostiqué et partiellement traité grâce à des médicaments adaptés, diagnostiquer l’étiologie du syndrome dans le bâtiment grâce à une inspection par une société professionnelle et spécialisée constitue la seule solution pour éviter et résoudre définitivement ces problèmes.

Plusieurs facteurs sont attribués au SBM:

  • La contamination chimique: il existe de nombreux composés chimiques qui peuvent provoquer des SBM bénins ou graves. Les sources de ces composés incluent, sans être limités, des cancérogènes comme l’amiante (qui peut provoquer le mésothéliome, l’asobestose et de graves cancers du poumon), le formaldéhyde, des composés organiques volatiles, des radiateurs mal ventilés (qui causent dans certains cas de graves complications oculaires et cérébrales), les pesticides (qui provoquent des empoisonnements aux pesticides, des dégâts sur le système nerveux et sur les reins, et bien plus [17-19]. Les matériaux de construction, comme la colle, la peinture et certains textiles peuvent aussi générer des fumées toxiques qui peuvent s’avérer dangereuses pour les occupants d’un bâtiment.
  • La contamination biologique: cette catégorie inclut tous les microorganismes (virus, bactéries, protozoaires, champignons, moisissures, pollens, etc.) qui peuvent se répandre dans l’air, survivre et de développer dans la structure d’un bâtiment [3, 20, 21]. Ces microorganismes peuvent provoquer des réactions allergiques sévères qui peuvent déboucher sur les complications citées plus haut, en fonction des capacités de réponse des systèmes immunitaires de chaque organisme [3,14]. Par ailleurs, les déjections d’insectes et d’oiseaux peuvent constituer une autre source de contamination dans un intérieur si le problème n’est pas traité et éradiqué.
  • Une ventilation déficiente ou mal adaptée: l’humidité, la ventilation et la température d’un intérieur devraient être conçus d’une matière telle qu’elle garantit en tout temps un équilibre entre un renouvellement maximal de l’air et une perte minimale d’énergie [22]. Les bâtiments qui ne respectent qu’un, ou aucun de ces deux standards peut alors mettre ses occupants en situation de risque d’être victimes du SBM [3, 23, 24]. Il est par ailleurs aussi important de se rappeler qu’une ventilation déficiente peut provoquer une formation de gaz toxiques (monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, etc.) du fait du système de chauffage.
  • Les radiations: de nombreux objets et produits utilisés en intérieur peuvent provoquer des pollutions aux radiations (ordinateur, four à micro-ondes, etc.). Un câblage mal conçu peut par ailleurs provoquer des excès de radiations qui, dans certains cas, peuvent être à l’origine de cancers.
  • Les contaminations acoustiques ou dues à l’éclairage: un système d’éclairage mal conçu ou une pollution sonore dans un intérieur peut non seulement provoquer des irritations oculaires et auditives, mais aussi affecter la psychologie, la personnalité et la productivité de ses occupants [3].

Ces facteurs étiologiques sont connus pour provoquer le SBM. Bien qu’une personne atteinte du syndrome du bâtiment malsain puisse voir son état s’améliorer grâce à des antidépresseurs ou des immunosuppresseurs, les symptômes peuvent réapparaître lorsque la prise de ces médicaments est arrêtée. Il est donc préférable de quitter définitivement le bâtiment concerné, ou d’éliminer les sources de contamination. Afin de diagnostiquer et de supprimer de tels contaminants d’un intérieur, il est nécessaire au préalable de faire appel à un inspecteur expert en la matière. Une telle société va effectuer des inspections poussées de la qualité de l’air, de la température, du renouvellement de l’air, tout en inspectant avec précision des contaminants possibles, comme par exemple les matériaux de structure du bâtiment, afin de déterminer les causes premières du syndrome du bâtiment malsain.

Il est, par ailleurs, important de mentionner que, bien que le diagnostic de tels facteurs permette de résoudre les problèmes liés à un bâtiment, des mesures préventives sont bien plus efficaces. Elles vont en effet permettre de réduire d’éventuelles dépenses qui pourraient être provoquer par une contamination, avec toutes les conséquences sur la santé de ses occupants. Il est donc essentiel de prévoir régulièrement une inspection de bâtiment, accompagnée de tests de la qualité de l’air intérieur (QAI), de détection de la présence d’amiante, mais aussi de la ventilation, de la moisissure, des odeurs, de l’isolation et de l’humidité. Une élimination rapide des polluants et contaminants d’un bâtiment va ainsi permettre à ses occupants d’éviter de contracter le SBM et d’être victime de ses affections, certaines étant irréversibles.

Enfin, une fois que les problèmes d’un bâtiment ont été résolus, il va alors être nécessaire de le maintenir correctement. Il est donc important d’être sensibilisé aux standards en vigueur en matière de détection du SBM, afin de mieux le prévenir. Il est donc important de faire appel à une société d’inspection fiable et certifiée, comme Mold Busters, qui vous conseillera la meilleure stratégie de maintenance pour votre intérieur, qui permettra d’empêcher des menaces futures de dégrader la qualité de vie de ses occupants.

Sources
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Washington, DC. 1989;Volume 2.(400):1-89/001C.
(2) Sundell J. Reflections on the history of indoor air science, focusing on the last 50 years. Indoor
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(3) Joshi SM. The sick building syndrome. Indian J Occup Environ Med 2008 Aug;12(2):61-64.
(4) Wilson S, Hedge H. The Office Environment Survey: A Study of Building Sickness,
1987(Building Use Studies Ltd, London.).
(5) Wiesmuller GA, Hornberg C. Environmental medical syndromes. Bundesgesundheitsblatt
Gesundheitsforschung Gesundheitsschutz 2017 Jun;60(6):597-604.
(6) Finnegan MJ, Pickering CA, Burge PS. The sick building syndrome: prevalence studies. Br
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